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Escale calédonienne pour Diana Krall

PostPosted: 03 May 2005, 22:49
by Rémi
Pas grand chose de nouveau à se mettre sous la dent en ces temps de disette sur cette partie du forum...


En tournée depuis des mois à travers le monde, la belle Canadienne a posé, dimanche, ses valises à Nouméa. Le temps de quelques tours de chant jazzy dans les eaux bleues du lagon, avant son concert tant attendu de mercredi, au centre Tjibaou.

Les Nouvelles Calédoniennes : Avez-vous eu le temps de profiter de l’île depuis votre arrivée, dimanche, à Nouméa ?
Diana Krall : Oui, je me suis accordé quelques heures, tout à l’heure, pour piquer une tête dans l’océan et admirer la beauté des lieux. Ca fait un an et demi que nous sommes en tournée avec les musiciens et nous ne nous sommes pas vraiment reposés jusque-là. Je n’étais jamais venue dans la région. C’est donc le bon endroit et le bon moment pour faire une pause.

L.N.C. : The Girl in the other room, votre dernier album, sera-t-il au cœur de ce concert ?
D.K. : Il y aura des chansons des anciens albums, d’autres de The Girl in the other room, ainsi que quatre ou cinq morceaux jamais enregistrés, que je garde spécialement pour les concerts.

L.N.C. : Elvis Costello, votre époux, a écrit certaines de vos chansons. Est-ce qu’il vous suit toujours en tournée ?
D.K. : C’est vrai que pour le dernier album, nous avons beaucoup collaboré. Nous avons écrit au total six chansons ensemble. Lui aux paroles, moi à la musique. Malheureusement, il n’est pas là aujourd’hui car il est en déplacement à Memphis.

L.N.C. : Un site aussi vaste que l’espace Kami Yo vous paraît-il adapté à un concert intimiste comme le vôtre ?
D.K. : Je ne me pose pas la question, à vrai dire. Car je joue avant tout pour le public. Je m’adapte aux gens qui viennent. Il m’est déjà arrivé, par exemple, de faire un concert devant
18 000 personnes. Si le public est présent et l’atmosphère de la salle est bonne, alors ça ne me pose pas de problème.

Propos recueillis par Coralie Cochin.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes

PostPosted: 03 May 2005, 23:00
by scielle
ainsi que quatre ou cinq morceaux jamais enregistrés, que je garde spécialement pour les concerts



So very jealous of the peeps who get to be there and her these...

Noumea

PostPosted: 04 May 2005, 00:10
by verena
Scielle, si tu veux que ce coin du forum se réveille il faudrait que tu parles français ici !
(Yes you can ! ;) )

Dans l'ensemble les français ont un peu du mal avec l'anglais, peut-être ne viennent-ils pas trop sur le site pour cette raison. Certains fans de Diana sont frustrés en concert, parait-il, parce qu'ils ne comprennent pas ses plaisanteries. Dommage ça, elles sont originales et franchement marrantes.

Puisque je me trouve là, j'aimerais demander une faveur à ceux qui assisteront au concert de Nouméa :
Est-ce que vous pourriez essayer de suivre comme y faut, et revenir nous en parler ? Si en plus, vous pouviez arriver à noter la liste des titres, ce serait vraiment délicat de votre part.
Infiniment merci (au cas où). :D

(Je sais, l'appel est aventureux mais bon, qui ne demande rien n'a rien comme dirait l'autre...)

Verena

Re: Noumea

PostPosted: 04 May 2005, 20:26
by Rémi
verena wrote:Certains fans de Diana sont frustrés en concert, parait-il, parce qu'ils ne comprennent pas ses plaisanteries. Dommage ça, elles sont originales et franchement marrantes.

Je ne crois pas que cette frustration vienne du fait qu'ils ne comprennent pas ses blagues mais plus parce que Diana est canadienne, et parce qu'étant canadienne, le public français suppose qu'elle sait parler notre langue et donc espère toujours entendre 2/3 mots de français, ce qui n'est pas le cas...
C'est souvent le principal reproche que j'ai entendu d'où cette frustration.

PostPosted: 04 May 2005, 22:04
by scielle
Avant de venir au Canada, moi j'ai toujours pansé que tout le pays est entièrement bilangue, alors imaginez mon surprise quand je me suis trouvée à Mississauga, où il y plus de gens qui parlent chinois, italien, ou polonais, que ceux qui parlent français... En fait, c'est seulement Montréal, Ottawa, et peut être le Nouveau Brunswick qui sont vraiment bilangue; c' est un peu decevant.

DK in Noumea - Review

PostPosted: 07 May 2005, 12:01
by verena
:)
Voilà !
Bien que canadienne anglophone, DK s'en est parfaitement sortie à Noumea. (cf article de Coralie Cochin dans les Nouvelles Calédoniennes, ci-dessous).

For English speaking fans:
- She did great
- She got standing ovations (The French can be a big pain in your neck, but they can acclaim an outstanding artist)
- She spoke some French (and Remi did not even ask; Smart girl...)
- She hardly sat on the chair; reportedly because of moskitos and sunburns (sunburns ?).

We miss the setlist though... :mrgreen:

« Lady Diana » ensorcelle Tjibaou - Article du 06.05.2005

Pro et décontractés à la fois, Diana Krall et ses trois musiciens ont métamorphosé l’espace Kâmi Yo en club de jazz à ciel ouvert.

On peut n’avoir jamais mis les pieds dans un pays et avoir déjà atteint le statut de star. Pour son premier passage en Nouvelle-Calédonie, la chanteuse et pianiste canadienne a ainsi eu le droit à une standing ovation à son entrée, mercredi soir, sur la scène de l’espace Kâmi Yo, du centre culturel Tjibaou. Dès le premier morceau, Diana Krall a donné le ton du concert, avec une mise en bouche musclée et audacieuse, où les musiciens se sont offert l’un après l’autre un petit passage en solo. Une façon de prévenir le public que ce n’est pas parce que l’on pose un piano à queue dans un cadre idyllique qu’il faut s’attendre à de la musique d’ascenseur.
La classe au naturel
Beaucoup, par le passé, avaient reproché à l’artiste canadienne de céder à la facilité, avec des concerts réglés comme du papier à musique, qui ne laissaient transparaître que peu d’émotion. Arrivée à une véritable maturité sur le plan musical, l’ambassadrice du jazz contemporain, qui fêtait ses 40 ans l’an dernier, a pourtant prouvé mercredi soir qu’elle avait d’autres touches à son piano que celle d’une chanteuse glamour, virtuose du clavier dès son plus jeune âge. Désormais, Diana Krall ne se contente plus de piocher dans le répertoire des plus grands, tels que Nat King Cole ou Mose Allison. Depuis son dernier album, The Girl in the other room, coécrit avec son époux, Elvis Costello, la star transmet enfin des impressions et un vécu personnels à ceux qui sont venus l’écouter. Avec un style qui lui est propre : à la fois classe et décontracté, pro sans jamais se prendre au sérieux.
Sea, jazz and coups de soleil
Bien qu’anglophone, la star canadienne s’est essayé malgré tout à une petite introduction en français. « Qu’est-ce qui se passe ? ». Traduction littérale de « What’s happening ? » (« comment ça va ? », en anglais). « Désolée, c’est tout ce que je peux dire ». Une simplicité, perceptible jusqu’à la tenue vestimentaire de ce quatuor complice. Pantalon large et tongues pour les musiciens, tunique noire et teint halé pour la chanteuse. Les morceaux se sont enchaînés sans temps morts, avec les aléas rocambolesques d’un concert en plein air : le bal des moustiques et des papillons de nuit taquinant l’oreille des musiciens, une bête (un margouillat ?) se faufilant dans le ventre du piano, et les coups de soleil attrapés quelques heures plus tôt lors d’une sortie en jet ski, qui ont empêché la chanteuse de rester trop longtemps assise sur son tabouret. Deuxième standing ovation au moment des rappels. Diana Krall et ses musiciens sont remontés sur scène interpréter deux chansons, dont une version très sensuelle de Temptations, de Tom Waits, qui s’est achevée par les accords planants du guitariste Anthony Wilson.

Coralie Cochin
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