Je l'ai trouvé sur feedster.com
"Un instant particulier de bonheur..."
C'était samedi soir.
Au Zénith de Nancy.
Nous étions 2500.
2500 privilégiés...
Pour voir le concert d'une grande diva du jazz vocal moderne, je veux bien sûr parler de Diana Krall.
Et pourtant, l'était sceptique le Elbutor. Le dernier album de la miss, réalisé en grande partie avec son mari Elvis Costello, grand songwriter certes mais pas franchement connu pour son apport au jazz comtemporain, m'avait un peu laissé sur ma faim quant à sa capacité à "sonner" en live.
J'étais loin de m'attendre à un récital de ce niveau. Une maitrise énorme, un concert donné dans tous les tons, une réelle complicité au sein du quatuor, des improvisations grandioses. Tous les ingrédients réunis pour une réussite totale.
Quand un concert commence par un instrumental du niveau de celui de samedi, on sent que l'on ne va pas assister à un concert de jazz vocal ordinaire (qui a dit Norah Jones ?).
Quand Diana prend le temps de discuter avec son public, expliquer l'origine des chansons ou l'histoire de ses reprises (Tom Waits Joni Mitchell...), l'on sent là que l'artiste est en confiance et se sent bien sur scène.
Quand enfin sa voix riche et puissante, "du miel sauvage avec une cuillère de scotch" selon l'expression d'un critique américain, nous parvient aux oreilles tout au long de ces ballades embrumées qui caractérisent son répertoire, alors on craque complétement.
Cela avait beau être un concert de Province venu clore en beauté la saison 2004 de Nancy Jazz Pulsations, ce n'était pour autant pas un concert au rabais entre une date en Allemagne et une autre en Suisse. Au contraire, Diana était au top et elle a su s'entourer de 3 musiciens de talent qui portent avec elles ses standards vers les sommets.
Accueillir à Nancy un guitariste du niveau d'Anthony Wilson est un vrai bonheur, c'est un réel plaisir de voir des musiciens qui, comme lui, sont habités par la musique et enrichissent les improvisations d'une fantaisie nouvelle en portant le concert de ses seuls accords de guitare, tantôt jazz, tantôt blues, tantôt manouche.
Le batteur apporta son expérience mais aussi un cabotinage fantaisiste se mêlant bien avec les accords développés par Anthony Wilson tandis que le contrebassiste a tenu le choc face à ces monstres, tentant des enchaînements plutôt intéressants garant d'un avenir dégagé pour ce jeune musicien talentueux comme le fût l'ensemble du quatuor.
Quand ça fait froid dans le dos, hérisser les poils des bras et monter les larmes aux yeux, je crois que c'est signe que la musique a fait son effet.
Merci pour ce grand moment de pur bonheur Melle Krall !




Mon blog étant destiné aux amis et connaissances proches c'est rare que j'ai des retours en dehors donc merci 